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VIVRE EN BELGIQUE : TOUT CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR AVANT D’ACHETER

VIVRE EN BELGIQUE : TOUT CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR AVANT D’ACHETER

Depuis quelques années, les Français sont de plus en plus nombreux à succomber aux charmes de notre plat pays. Mais, en tant qu’étranger, à quoi faut-il faire attention avant d’acheter un bien en Belgique ?

Des frais plus élevés 

Avant d’acheter la maison de vos rêves, il est important de savoir qu’en Belgique les frais légaux sont généralement plus élevés qu’en France. 

  • Les frais liés à l’acquisition : ils couvrent les droits d’enregistrement et les frais de notaire et correspondent, à Bruxelles, à 12,5% de la valeur d’achat du bien, à des frais et débours situés entre 800 et 1.100€ et à des honoraires de notaires, allant de 1.500 € à plus de 3.000 € selon la valeur du bien. Toutefois, sous certaines conditions et si vous optez pour un logement à Bruxelles, vous pouvez bénéficier d’un système d’abattement de la base imposable des droits d’enregistrement sur les premiers 175.000€. 
  • Le compromis : une fois le compromis signé devant un notaire, une garantie de 10% du prix de vente est versé par l’acheteur sur le compte de tiers de son notaire. 
  • Il n’existe pas de droit de rétractation. Une offre d’achat (sans conditions) vaut vente.

Des prix moyens plus bas

En termes de prix moyens aussi on observe certaines différences avec la France.

À l’achat à Bruxelles, il faut en moyenne compter entre 2.500 et 5.000 euros le m2 pour un appartement, soit deux à trois fois moins cher qu’à Paris. 

Pour une maison dans les communes prisées de Bruxelles (sud-est de la ville), comptez minimum 450.000 euros et jusqu’à plus de 2.000.000 pour une villa ou une maison de maître luxueuse. Ces prix diminuent en allant vers le nord-ouest de la ville.

Ce que vous devez vérifier avant d’acheter

  • Les surfaces : en Belgique elles se calculent en m2 bruts comprenant les murs intérieurs et la moitié des murs mitoyens, contrairement à la loi Carrez en France imposant la communication des surfaces nettes, dès l’annonce de mise en vente.
  • Le PEB et certificat électrique : vous donneront déjà plusieurs informations quant à la qualité énergétique et électrique du bien. En cas de non-conformité électrique, faites budgétiser le coût de mise en conformité car vous devrez effectuer les travaux endéans les 18 mois après l’achat.
  • La régularité urbanistique : vérifiez les plans officiels de l’habitation auprès du service d’urbanisme de la commune concernée. Si certaines annexes ou autres modifications de volume ou d’aspects extérieurs n’ont pas été réalisées avec un permis, vous pourriez être inquiétés et devoir soit régulariser la situation, soit devoir revenir au pristin état à vos frais. 
  • Les derniers PV : pour avoir une idée de la santé financière de la co-propriété, ainsi que des éventuels travaux déjà réalisés ou prévus à court et moyen terme dans la copropriété, pensez à consulter les 3 derniers PV de l’assemblée générale. 
  • L’absence d’amiante : car contrairement à la France, il n’existe pas en Belgique de diagnostic amiante obligatoire à remettre par le vendeur.